Categories:

Lundi, un conseil des maitres va délibérer sur l’opportunité d’une grève tant la situation est inacceptable. Les enfants, les familles et les enseignants sont malmenés. Cette situation ne permet plus un temps long des apprentissages et des projets.

Mon métier de directeur se réduit à la gestion de la crise sans aucune vision pédagogique de l’école, sans réflexion, sans poésie. Dans ces conditions d’un néant intellectuel qu’ai-je à transmettre à mes élèves ? Enseigner, c’est accoucher les esprits, mettre en exergue des conflits cognitifs, apporter des connaissances aux élèves, s’interroger soi-même sur les limites de son savoir, développer la curiosité. Alors bien sûr, nous restons des professionnels qui sommes capables de tracer des chemins vers des méthodes d’apprentissage, encore faut-il que nous ayons le temps long de notre côté. Demanderait-on aux paysans de reporter les labours ou les semis pour quelques affaires de santé publique que la famine frapperait depuis longtemps à nos portes. Quel est donc le sillon que nous traçons en ce moment pour les enfants ? L’école sera-t-elle encore cette terre fertile ou bien nous retrouvons-nous dans la solitude des champs de coton ?

Aussi, à l’appel de toutes les organisations syndicales (9 en tout) je me porte gréviste jeudi prochain.

Tags:

2 Responses

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Liste des niveaux

Archives
%d blogueurs aiment cette page :