De l’antiquité au moyen âge : Partie I

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  • Le triumvirat : Crassus le riche, César et Pompée les généraux

Toute cette histoire se passe peu avant la naissance de Jésus-Christ, On est bien dans l’antiquité. En 60 avant J.C. César, cherchant alors à devenir consul (un poste très important dans la hiérarchie romaine) décide de s’allier avec Crassus, l’homme le plus riche de Rome à ce moment, et à Pompée, général couvert de gloire. César est alors jaloux et en même temps en grande admiration : c’est une grande ambition qu’il a. César va donner des gages à son idole Pompée : d’une part il donne sa fille Julie en mariage, et elle n’a pas le choix, mais d’autre part il lui propose de distribuer, aux anciens soldats de Pompée, des terres alors que le sénat (une sorte de parlement démocratique) lui avait refusé.

Pompée est alors à l’apogée de sa gloire, c’est comme si les douze travaux d’Hercule passaient pour dérisoire en comparaison : quand il est gouverneur de l’Espagne romaine, il écrase une rébellion en -77 avant JC, il nettoie la mer Méditerranées des pirates qui l’infestent, poursuit le roi de la Turquie actuelle Mithridate VI jusqu’en Crimée actuelle (au sud de la Russie), il s’empare d’une partie de la Palestine et de la Syrie, fonde 39 citées romaines et rapporte un butin et des trésors immenses à Rome. En orange clair sur la carte et beige clair aussi.

Map of the Ancient Rome at Caesar time (with conquests)-es.svg

Afin de rivaliser avec Pompée, César devient consul et obtient du sénat d’être nommé proconsul des Gaules pendant 5 ans, c’est à dire gouverneur de la Gaule Narbonnaise au sud. Suite au prétexte de la migration des Helvètes (peuple venu de Suisse), César décide d’envahir la Gaule celtique au nord (celle d’Asterix et Obelix) que Rome n’avait pas encore conquise. C’est la guerre des Gaules dont nous avons déjà parlé avec son livre célèbre. Elle se finit en 52 avant J.C. Par la bataille d’Alésia où Vercingétorix est défait comme une crêpe.

Peinture du XIX siècle de la reddition de Vercingétorix sur son cheval. Mais en fait il était à pied et enchainé.

César rapporte lui aussi un butin et des grands trésors de cette campagne militaire et il reçoit les lauriers, la plus grande distinction que portait les généraux lors de leur triomphe(Une sorte de grande fête au Colisée, où on reconstituait les batailles pour 50 000 spectateurs du peuple.)

  • La révolte de Spartacus et de ses copains les esclaves

De 73 à 71 avant JC, il y a des grands troubles à Rome, parce qu’une armée d’esclaves, dirigée par le gladiateur Spartacus, la menace. C’est une révolte qui marque l’apogée (le temps le plus fort) des guerres serviles opposant les romains aux esclaves révoltés. C’est à ce moment que Crassus se distingue équipant avec son propre argent 10 légions (5000 à 6000 hommes) et écrase Spartacus après une longue lutte. Vous pouvez voir le film de Stanley Kubriks qui est un peu connu dans le milieu des instituteurs. Gros bilan de cette action : 6000 esclaves sont crucifiés le long d’une via Romana (une route) allant de Rome à Capoue (sud de l’Italie). Ce gros travail de crucifixion d’hommes a surement mobilisé beaucoup de charpentiers.

  • Après la mort du général Crassus et de Pompée.

Crassus meurt en 53 avant JC lors d’une compagne militaire contre les Parthes en Iran, la tête tranchée par son ennemi. César et Pompée sont seuls au pouvoir. A Rome, le sénat interdit à César de revenir avec son armée et soutient Pompée, son rival. Le pouvoir politique commence à douter de lui-même. Le sénat s’affaiblit, il sent le danger de la guerre civile dans la république. ça sent le roussi !

Mais en 49 avant JC César désobéit au sénat. N’ayant plus choix les sénateurs rallient César après la fuite de Pompée de Rome pour l’Asie mineur, où son armée se trouve. C’est alors que César part affronter Pompée dans une bataille épique à Pharsale en 48 av. JC. Les romains affrontent les romains !

Evidemment Pompée est battu à plat de couture et fuit en Egypte, mais il est assassiné par le frère de Cléopâtre, dont les serviteurs apportent la tête de son rival à César.

  • Mort de César : c’est pas joli joli !

En 45 avant JC, César a vaincu tout les partisans de Pompée qui se battaient encore contre lui. En 44 avant JC, le Sénat nomme César Dictateur à vie après l’avoir nommé dictateur pour 10 ans, c’est à dire qu’il détient tous les pouvoirs à Rome. César à tout réussi du début à la fin, et c’est pas donné à tout le monde! Pompée et Crassus seront bien placés pour vous le dire ! D’ailleurs, César veut marcher sur les pas de Crassus et prépare une campagne militaire contre les Parthes en Iran pour venger sa mort. Cependant, avant le départ, César est victime d’un complot. En effet, certains sénateurs le soupçonnent de vouloir devenir roi pour rétablir la monarchie (dont Rome s’est débarrassé en 509 avant JC) que les romains ne veulent plus connaître. Le 15 Mars 44 avant JC, César est assassiné par environ 60 sénateurs dirigés par Cassius et son fils adoptif Brutus. Il reçoit 23 coups de poignards et le dernier lui est donné par Brutus en personne ! César le regarde alors tristement, et, avant de mourir, lui dit: « Tu quoque, mi fili » ! (« Toi aussi, mon fils« !). Puis il s’écroule mort sur une statue. La statue de qui, devinez ? De pompée bien sur ! La statue semblait sourire, et c’est normal: même mort, Pompée se moquait encore de César !

  • L’expansion de la république encore et encore.

On voit que l’antiquité romaine n’est pas de tout repos. Les 3 généraux règlent des problèmes dans Rome avec des révoltes d’esclaves, et partent très loin pour conquérir des nouvelles terres, réduire en esclavage des peuples entiers. Leur économie va reposer en grande partie sur ces esclaves. Et cette petite comédie va continuer pendant plus de 300 ans ! En effet c’est vers 250 après JC que les premières invasions commencent et que le pouvoir décide de bâtir des murs (les limes) pour défendre l’empire.

  • La chute de l’empire

On a appris que l’empire n’existe plus en 476 après JC. Tout ça à cause des barbares et en particulier d’un sacré larron : Attila du peuple des Huns. Il faut bien retenir que nous passons de l’antiquité au moyen âge à partir de cette date.

Merci à mon fils Hugo pour les précisions chronologiques et ses anecdotes. La suite demain

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