Histoire des chiffres

Au tout début de l’invention de l’écriture, les hommes savaient déjà calculer. Mais sans les signes de l’écriture des chiffres, c’était plutôt difficile de retenir les résultats.

Revenons sur ces trois mots que je viens d’employer : le mot calcul vient du latin, il signifie caillou. Quel rapport entre des cailloux et le calcul ? On dit que pour savoir combien de guerriers étaient morts au combat, chacun plaçait un caillou dans une urne avant la bataille. Ceux qui revenaient vivants reprenaient le caillou. De sorte que le chef n’avait qu’à compter le nombre de cailloux qui restaient dans une urne pour savoir combien d’hommes étaient morst sur le champ d’honneur. En fait cette méthode est comme le calcul suivant :

Nombre d’homme total – nombre de morts = nombre de survivants.

Finalement on a appelé cette soustraction, un calcul.

Pour ce qui est des chiffres, nous en connaissons dix qui sont 0 – 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9. Cela nous vient de l’arabe et de l’inde. Ziffer en Allemand parce que ça se rapproche de la prononciation du mot arabe. Le chiffre en anglais se dit digit. Comme doigt, ou l’adjectif digital en français. Parce qu’il y en a 10 comme nos dix doigts. Et oui, avant on comptait sur nos doigts quand on ne savait pas écrire. Au moyen-âge, nos ancêtres n’ayant pas forcément de chaussures comptaient avec les mains et les pieds.Du coup on a eu un système en base 20, c’est à dire non plus avec les dix chiffres habituels, mais avec 20 symboles !

Et c’est pour ça que sont restés dans la langue française des trucs bizarres avec les nombres : Quatre-vingts, quatre-vingt-dix, au lieu de dire comme en suisse octante et nonante. Et puis il y a encore un hôpital parisien fondé au moyen âge qui s’appelle les quinze-vingt en rapport au nombre de places qu’il contient ! Oui 300 places, Baudelaire en parle et dit que c’est très étrange. Bon, d’un autre côté, le poète n’était pas un grand mathématicien non plus!

On en arrive au troisième mot retenir, parce que quand vous posez un calcul, il y a souvent des retenues. Et bien c’est tout simplement qu’on écrit dans un petit coin de sa mémoire ou sur un bout de papier qu’il y a une dizaine ou une centaine en plus à ajouter.

Et puis je vais parler cette semaine en classe des chiffres romains et de la façon dont ils comptaient. Vous allez me dire : » mais ils sont fous ces romains ». Et c’est vrai que c’est pas terrible, terrible leur système. Mais bon, comme on utilise la numération romaine pour noter les siècles, autant apprendre ça à l’école. Sinon on reste un ignare et un illettré.

  • Tout d’abord, un même chiffre n’est jamais employé quatre fois de suite (à l’exception du M).
  • Ensuite, tout chiffre qui se trouve à droite d’un chiffre de valeur égale ou supérieure s’additionne à ce dernier (XI [11] c’est X + I soit Dix + Un).
  • Enfin, tout chiffre qui se trouve à gauche d’un autre chiffre supérieur se soustrait à ce dernier, ceci permet d’éviter d’écrire plus de quatre fois de suite le même chiffre et ainsi d’enfreindre le premier principe.

Exemple: 4 s’écrit non pas IIII mais IV (I soustrait à V), 9 s’écrit IX (I soustrait à X), 40 s’écrit XL (X soustrait à L), 90 s’écrit XC (X soustrait à C), et ainsi de suite. Notez qu’on ne soustrait pas n’importe quel chiffre, pour écrire 99, on n’indique pas IC, mais XCIX (X soustrait à C et I soustrait à X ou 100-10 et 10 – 1). Globalement retenez que: I se soustrait à V et à X. X se soustrait à L et à C. C se soustrait à D ou à M.

On voit bien le problème des romains et de toute l’antiquité : il n’y a pas de zéro dans leur système de numération! Bref, c’était des nuls ! Et puis en plus les romains n’étaient pas capable de poser des opérations du coup. On peut pas dire que c’était une civilisation très scientifique.

En fait les grands mathématiciens de l’antiquité, c’était les grecs. Parce que, eux, ils savaient calculer et tout et tout. Et on a gardé cette langue dans les mathématiques actuels. Par exemple on appelle encore le nombre pi par la lettre grecque:

Cela correspond au périmètre d’un cercle divisé par son diamètre.

Toujours dans l’antiquité en Mésopotamie, on comptait en base 60, et c’est pour ça, entre autre que notre système de mesure du temps est resté comme cela. 1 heure = 60 minutes. Vous vous rendez compte !

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